LE SOUVENIR FRANCAIS
DES LANDES
Site officiel SNEMM
Site Officiel ANMONM
Site officiel du SF
ANMONM Landes
Blog SF Landes
Contact
Memoire des Hommes
Memorial







LES ACTIONS DES COMITES

CR VOYAGES DE MEMOIRE

ASSEMBLEES GENERALES DEPARTEMENTALES
.
AGD Dax 2003
AGD Castets 2004
AGD Aire 2005
AGD Mont de Marsan 2006
AGD Pays de Born 2007
AGD Capbreton 2008
AGD Dax 2009

AGD Castets 2010

AGD Aire 2011
AGD Mont de Marsan 2012 
AGD Pays de Born 2013
AGD Capbreton 2014
AGD Montaut 2015
AGD Brocas 2016
AGD Labouheyre 2017
AGD Dax 2018
AGD Pontonx/Adour 2019 n













PROPRIETE SF

TABLEAU LISTE TOMBES


NEWSLETTERS

 

 

 


VOYAGE DE MEMOIRE A ORADOUR-SUR-GLANE

EFFECTUE PAR LES ELEVES DE TROISIEME
DU COLLEGE CAP DE GASCOGNE DE sAINT-SEVER

 

Présentation du projet « d’une guerre à une autre »

 

Cette année, en classe de 3ième, nous avons travaillé en lien avec les programmes d’histoire, de lettres

et d’éducation musicale sur les deux guerres mondiales.

Voyage à Oradour sur Glane : comprendre la violence de la Seconde Guerre mondiale

 

Le collège est parti les 25 & 26 mars à Oradour. Lundi 25 mars ce sont les 3°1 et 3°4 qui sont partis et le mardi 26 mars les 3°2 et 3°3. Nous sommes partis à 5h45 du collège de Saint-Sever. cap1

A 11H, nous sommes entrés dans le musée dédié au massacre. Les professeurs nous ont remis un livret qu’ils avaient réalisé pour nous aider à nous repérer dans le musée. Les professeurs d’histoire nous ont alors fait la visite du musée. La visite du musée était un peu longue mais nécessaire pour comprendre ensuite le massacre du village.
Nous avons abordé essentiellement le contexte général mais nous aurions aimé y passer plus de temps pour connaître les détails du massacre mais aussi du procès. A la fin de la visite, dans la dernière salle, il y avait des citations et nous devions inventer la nôtre


Entre le musée et le village, nous sommes passés par une galerie de photos avec les nombreuses victimes. Les photos sont imprimées sur des carreaux de faïences. C’est impressionnant car les chiffres des victimes prenaient une autre dimension. On voyait l
es cap2visages des victimes. On pouvait aussi se rendre compte de l’ampleur du nombre de victimes. C’était très troublant.

 

Quand on rentre dans le village on est submergé par l’émotion. On se demande ce que l’on va voir, comment on va réagir face aux ruines.
Nous étions impressionnés par le silence, comme si tout le village était enfermé dans une bulle, isolé du reste du monde.
« Quand nous sommes arrivés devant l’entrée de ce village en ruine, j’ai remarqué une pancarte sur laquelle est écris : « Souviens-toi /Remember ». Les gens ont encore la volonté que ce village, que ce crime ne soit pas oublié.
cap3
Face aux ruines, nous étions touchés par l’ampleur de la destruction, on voyait encore des bouts de murs noircis par les flammes.
Je me suis interrogé sur cette ampleur et la rapidité d’éxécution de ce massacre. Cela démontrait une certaine expertise dans ce genre d’opération tragique.


Dès le début du village, nous sommes submergés par les images, par la violence du massacre. La présentation de ce puits a été comme un électrochoc. Face à nous, nous avions ce puits dans lequel des corps ont été trouvés. Comment des hommes pouvaient en arriver là ?

cap4
Sur le champ de foire, à 14h30, nos professeurs nous racontent le rassemblement de la population, la présence des allemands, M. le Maire qui négocie la libération d’otages. Puis, on voit cette place cet espace vide et cette carcasse de véhicule
On est saisi par le contraste. D’un côté, un village en ruines, au destin tragique, de l’autre une végétation qui reprend ses droits comme si la vie prenait le dessus sur la mort.
J’avais l’impression d’être oppressé, comme pris au piège dans le village. Cette sensation ne me quittait pas.
Cette place semblait immense et nous nous sommes mis à imaginer l’ambiance qui pouvait régner le jour du drame.
On s’arrête sur la place principale, cet endroit normalement synonyme de fêtes et de bons moments avait été pour ses habitants le début du massacre. Les villageois s’étaient réunis et les assassins apparurent.
Puis, les enseignants nous ont emmenés sur différents lieux de supplices. Ici c’est la grange laudy d’où Robert Hébras s’est échappé.
Face à ce lieu, je me suis demandé comment on pouvait imaginer enfermer des personnes dans un lieu, installer des mitraillettes devant l’entrée et tirer dans le tas pour tuer tout le monde, sans aucune pitié.

Au fur et à mesure où l’on descendait la rue principale, nous nous rapprochions de l’église. Plusieurs sentiments nous ont envahi :
- la peur : comment allions-nous réagir dans ce lieu sachant ce qu’il s’y était passé ?
- la tristesse
Certains d’entre nous sont restés un petit instant sur le pallier, d’autres sont entrés immédiatement. Nous avons été surpris par le calme ce lieu. On nous a raconté le massacre puis nous avons observé les stigmates que porte le lieu : l’abscence de toit, la cloche fondue, les vitraux brisés mais aussi les impacts de balles sur les murs.
Sentimentscap5
« L’église se situait à l’est du village, à côté d’un café-coiffeur. Cette image pour moi est émouvante car dans cet endroit de paix, il y a eu 400 femmes et enfants massacrés. Quand je suis entré dans l’église, j’ai ressenti une ambiance pesante, froide ; ce lieu a provoqué plusieurs émotions que je n’arrive pas à expliquer.
Etienne : En plus de s’inquiéter pour elles et leurs enfants, ces femmes enfermées devait également s’inquiéter pour les hommes dont elles étaient séparées.

Partout dans le village, on avait l’impression que le temps s’était arrêté. En effet, partout se trouvait des carcasses de voitures, des machines à coudre, etc… comme si leurs propriétaires avaient oublié leurs affaires et allaient venir les chercher. C’est assez troublant.
Dans la crypte dédiée aux objets trouvés dans le village, on retrouve cette même ambiance pesante, presqu’irréelle : on trouve des montres avec l’heure arrêtée sous l’effet de la chaleur de l’incendie.
On trouve également des listes de victimes : des murs entiers sont remplis des 642 victimes. On découvre que cela concerne toutes les générations : des personnes âgées aux nourrissons.
Sur cette photo, on voit un enfant de 12 jours seulement.

cap6    cap7    cap8


Dans le cimetière, nous nous sommes rendus devant l’ossuaire. Se dire que sous la dalle il y avait des ossements humains était perturbant.
Au fond, se trouve un mur avec des plaques où sont gravées les noms des victimes. Le fait d’avoir vu les visages avant le village, d’avoir visité le village, d’avoir vu les os et enfin de lire les noms a été un moment très fort. Le massacre prend alors une autre dimension et l’on ressent une immense empathie.
En fin de journée, la classe était très calme car tout le monde était fatigué mais surtout nous étions marqué par toutes les informations reçues tout au long de la journée. Les images tournaient dans nos têtes. Nous étions surpris de voir l’ensemble de nos camarades intéressés par les visites. Tout le monde se sentait concerné et je pense que nous nous souviendrons longtemps de cette journée forte en émotions.


De retour au collège, les professeurs de français nous ont fait travaillé à partir de photos du village et des sentiments que nous avions eu ce jour là. Dans notre classe, nous avons réalisé des poèmes que nous avons dus intégrer dans une photo au choix du village.
D’autres élèves on fait des descriptions de lieux tandis que d’autres encore se sont glissés dans la peau de rescapés.
Enfin, le 20 mai, l’ensemble des travaux réalisés sur ce sujet ont été mis en scène et exposés lors d’une soirée au cloître de Saint-Sever.

 

 

Discours pour la Paix

Daniel Bidaubayle

Mesdames et Messieurs,

Monsieur le Président de l’Assemblée générale des Nation Unies,

Monsieur le Secrétaire général,

Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement,

Nous sommes tous et toutes ici les héritiers d’un formidable espoir, celui de préserver les générations futures du fléau de la guerre.

Nous sommes ici aujourd’hui pour représenter l’ONG médecin sans frontières. Il s’agit d’une organisation caritative humanitaire qui a pour objectif depuis sa création le 21 décembre 1971 à Paris d’apporter des soins d’urgence dans les zones de conflits, en cas de catastrophes naturelles, d’intempéries, de maladies et de famines. Nous comptons plus de 38 000 membres dans le monde entier et en 1999 nous avons reçu le prix Nobel de la paix. Nos présidents actuels sont Joanne Liu et Mego Terzian. Pendant que nous vous parlons, ici, des milliers de bénévoles sont actuellement en mission, comme en Mozambique, au Zimbabwe, au Malawi ou encore en Jordanie, là où un cyclone dévastateur a eu lieu et où des millions de personnes touchées sont aidées par ces personnes bénévolement qui n’hésitent pas à risquer leurs vies.

Nous sommes venus ici pour vous parler de la paix mondiale car nous vivons en ce moment une crise sans pareil au niveau économique, financier, écologique et climatique. Votre capacité collective à résoudre les crises est souvent réduite à constater des violations des règles que vous vous étiez juré de garantir lors de la Déclaration des droits de l’Homme 70 ans plus tôt à cause d’un relativisme culturel, historique et religieux qui est en train de détruire les fondements des droits que nous avons établis tous ensemble. Pour éradiquer ces problèmes et pour que l’ONU ne devienne pas comme la Société des Nations qui l’a précédée un symbole d’inefficacité et d’impuissance, trois solutions s’offrent à nous.

La première solution, c’est d’attendre que tous se règle par soi-même, chez médecin sans frontières nous n’y croyons pas car plus le temps passe et les choses empires, il y a de plus en plus de guerres, les catastrophes naturelles deviennent monnaies courantes, le réchauffement climatique s’accentue… Si nous ne faisons rien dans quelques années notre belle planète bleue ne sera plus qu’un tas de cendres fumant où l’humanité ne sera qu’un lointain souvenir. 

La deuxième solution, c’est celle de la loi du plus fort, celle de l’unilatéralisme. Si nous choisissons cette solution, elle nous mènera directement à un conflit généralisé qui nous détruira un à un même le plus fort d’entre nous. Cette loi du plus fort ne protègera personne contre une menace chimique ou nucléaire. Nous aimerions vous faire part d’un massacre qui a eu lieu durant la fin de la 2nd Guerre Mondiale : le massacre d’Oradour-Sur-Glane, il a été provoqué par vision du monde unilatéraliste. Ce fut un massacre horrible causée par les nazis durant leur fuite de la France et qui a causé 642 morts. Ces pauvres personnes, se sont fait assassinés par ces nazis, simplement car ils étaient dans une zone de maquis… C’était des gens normaux, qui ne faisaient rien pour que la guerre change ou évolue, mais ils se font fait tués sans pitié. Alors, pour que plus jamais ce genre de chose ne se reproduise, œuvrons tous pour la coopération internationale. Personne ne veut revivre ce genre d’horreurs, qui ont créé la division dans nos pays. L’idée que suivait les nazies durant la seconde guerre mondiale était justement la loi du plus fort, pour eux il fallait écraser les autres pays pour devenir les plus fort et c’est justement ce qu’il risque d’arriver si nous suivons cette idée et les horreurs qui se sont déroulées durant la seconde guerre mondiale recommenceront.

Enfin la dernière solution, réside dans le dialogue et le multilatéralisme. C’est cette solution qui a permis de stopper l’Iran dans sa recherche nucléaire militaire lors des accords de Vienne en 2015 et non la loi du plus fort. Il s’agit sans aucun doute de la solution la plus difficile à mettre en place et la plus exigeante mais c’est celle qui nous permettra de régler tous les conflits comme la crise entre Israël et la Palestine et les déséquilibres commerciaux qui détruisent nos sociétés. Nous n’abandonnerons pas cette solution car l’union fait la force et non l’individualisme.